Revue de presse - Article de la Nouvelle République - Commerce illégal et TVA

on jeudi, 26 septembre 2013. Posted in Actualité

Revue de presse - Article de la Nouvelle République - Commerce illégal et TVA

Les forestiers sont en colère

 
 
Au niveau national, l'éradication du travail au noir générerait la création de 30.000 emplois supplémentaires.

Les forestiers sont en colère

26/09/2013 05:40

 
Au niveau national, l'éradication du travail au noir générerait la création de 30.000 emplois supplémentaires.
 
Au niveau national, l'éradication du travail au noir générerait la création de 30.000 emplois supplémentaires. - (Photo archives NR)

Les producteurs de bois de chauffage se mobilisent contre l’augmentation de la TVA et la concurrence de ceux qui travaillent au noir.

 

Beaucoup sont prêts à mettre la clé sous la porte. Si le gouvernement ne réagit pas, il va y avoir de la casse, prévoit Olivier Silberberg.

Chargé de mission bois-énergie au sein d'Arbocentre, il comprend la colère du syndicat national du bois de chauffage, un syndicat fondé en 2006 par des entreprises de la région Centre et rejoint depuis par des professionnels d'Alsace, de Bretagne, de Rhône-Alpes, des Pays-de-Loire.
Objet de cette colère, le projet du gouvernement de passer en 2014 à 10 % un taux de TVA qui a déjà été relevé de 5,5 % à 7 % l'an dernier, mais aussi la recrudescence d'un commerce illégal qui représenterait 75 % du marché du bois de chauffage.
« Un particulier a le droit d'acheter 40 stères en forêt domaniale ; 50 stères en forêt privée. Par un système de prête-nom, il est fréquent qu'il en achète dix fois plus pour le revendre à moindre coût », constate Olivier Silberberg.

75 % du marché se fait de façon illégale

Dans ces conditions, ce n'est plus du travail au noir, c'est carrément une institution déplorent les professionnels qui n'ont pas digéré la remarque de Stéphane Le Foll selon laquelle « le marché informel du bois bûche participe à l'approvisionnement des ménages ruraux en situation de précarité énergétique ».
Dommageables sur le plan économique – la plupart de ces entreprises sont unipersonnelles – ces pratiques le sont également sur le plan environnemental. « Les auteurs de ce commerce illégal vendent du bois, pas du combustible. Ils ne stockent pas le bois pour lui permettre de sécher. Non seulement ce matériau présente une mauvaise combustion, mais il émet beaucoup plus de particules nocives. »
Les forestiers ont donc décidé de passer aux grands moyens : « On va d'abord interpeller les députés de nos circonscriptions respectives pour obtenir un retour à la TVA à 5 %. Si ça n'aboutit pas on organisera des opérations escargots à l'entrée des villes. »
Quant à la lutte contre le commerce illégal, elle exige selon eux la mise en place, le week-end, d'opérations de contrôle des camions de moins de 3,5 tonnes par les forces de l'ordre, un rendez-vous a été demandé dans ce sens auprès des différents préfets de la région Centre.

Commentaires (0)

Poster un commentaire

Vous êtes indentifier en tant qu'invité.